Jérémy Beschon
L’Éclat des fracas

Vient de paraître
Jaquette de couverture : impression typographique bleue sur un carton gris avec un dessin de Anne Van der Linden. Intérieur : impression numérique sur papier bouffant. Dos-carré-collé.
88 pages, format 12 x 16,5 cm
ISBN : 2-914363-41-9, 15 euros
- AGENDA
• 4 septembre 2025 - librairie La Carline à Forcalquier (04).
• 19 mars 2026 - librairie La Balançoire à Crest (26).
En librairie le 20 août 2025
Trouvez une librairie près de chez vous
BON DE COMMANDE
Quiero éditions c/o Marginales, Les Billardes, 04300 Forcalquier.
Chèque à l’ordre de « Marginales - propos périphériques ».
DOSSIER DE PRESSE
L’Éclat des fracas
- Article de Philippe Geneste pour le blog Lisez jeunesse - août 2025
- Nathalie Bagarry invite Jérémy Beschon sur Fréquence Mistral - 3 septembre 2025
- Anthony & Richard invitent Jérémy Beschon sur Radio Galère - 22 octobre 2025
- Chronique de Jocelyn Haumesser sur le blog Nyctalopes - 25 novembre 2025
- Quatre questions à Jérémy Beschon - décembre 2025
- « Les Voix du Crépuscule » invitent Jérémy Beschon sur Radio Campus Paris - 21 décembre 2025
- « Chroniques rebelles » Christiane Passevant invite Jérémy Beschon sur Radio Libertaire - 27 décembre 2025
- Retour au début de l’article
Le récit, forme sensibilisée de la vie
Jérémy Beschon, L’Éclat des fracas, Quiero, 2025, 88 p. 15€.
Ces cinq dispositifs ne s’harmonisent pas entre eux, mais servent plutôt à pluraliser le sens du texte sans en livrer d’unité. Le monde représenté par L’Éclat des fracas est un monde de dispersion, de fragmentations renouvelées. Des déséquilibres en tout sens s’y accumulent. C’est un monde de crises. La crise des échanges économiques se nourrit des effractions subies par l’intrigue et la diégèse dont la continuité n’est que de brisures appuyées par la blessure des sentiments, des univers affectifs et par la brutalisation des relations sexuelles tendues en désespérance.
Il s’en faut d’un cheveu pour que les bris de vie mis en contiguïté dans ce livre ne forment un roman. Ce sont des éclats, qui soulèvent une autre scène et produisent un effet de défamiliarisation du continu des événements comme des sentiments.
Composé de fragments, qui s’appuient sur des proses poétiques tiraillées par la violence des parataxes, des bribes de langue orale, du choc des mots aux registres hétérogènes, le livre fait pénétrer le lecteur ou la lectrice au cœur de la vie intime, tant corporelle que psychique, somatique qu’onirique, de personnages qui passent et se passent le relai. Ce sont des personnages en recherche, suivant des chemins vers eux-mêmes, mais dont le trajet de l’expérience durant laquelle ils sont en scène se brise. Ce sont des recherches dont le but s’est évanoui. Ce sont des vies faites de collisions et de frictions ; rage et colère, ressentiment et désespoir s’y expriment, contrevenant à la construction du sens et sans cesse en suspendant la réalisation plénière. Si chaque prose forme récit, l’harmonie de l’histoire que le lecteur est tenté de recomposer s’évanouit. La lecture en est ainsi déroutée à moins que sa volonté de continuité réussisse, par son énergie, à tirer son fil à coudre depuis l’arrière-plan social, qui unit ces histoires, jusqu’à l’Histoire de la société contemporaine qui les a vues naître.
[…]
De la lecture par temps de crise
La succession des tranches de vie sont, quasi toutes, saisies selon un point de vue intérieur. Le style heurté de leur écriture épouse Les tourments qui agitent des personnages pris dans des contradictions qui les dépassent, et il s’alimente à la difficulté que chacun ou chacune ressent à maîtriser ses sentiments et ressentiments. Cette succession de discontinuité de vécus se livre en continu, effet consolidé par l’excellence du travail éditorial. Mais pour que cet effet soit, encore faut-il au lecteur actualiser les similitudes des situations représentées. Il lui faut investir le texte par sa connaissance du contexte des marges sociales et donc des croyances dont elles sont recouvertes. La tripartition du recueil de nouvelles accentue cette sollicitation au lectorat en l’obligeant à modifier ses premières interprétations, pour conserver au texte une cohérence du sens.
Dans le fracas de ces vies sollicitées, peut-il y avoir une perspective de sens commune à toutes, ou alors peut-on, passant de l’évocation de l’une d’elle à une autre, construire une commune perspective qui ne soit pas une illusion unificatrice ? En lisant L’Éclat des fracas le lectorat tente des anticipations sur ce qu’il vient de mémoriser, anticipations sitôt déçues par l’éclat du vécu qui vient. Il révise alors ses interprétations, forgeant, par le processus de lecture même, un horizon en mosaïque de fragments où vient se définir la société : une suite de brisées sociales.
Les incitations à la sensification reposent sur cinq dispositifs aisément identifiables. Il y a d’abord le dispositif narratif, la plupart des textes étant écrits à la troisième personne, trois seulement le sont à la première. Le subjectif assumé et l’objectif déclaré se chevauchent comme se chevauchent les lieux et les moments, brouillage emporté par la linéarité de la prose et d’une diégèse qui s’ébauche et se défait tout aussi vite.
Il y a ensuite, marquée par l’écriture de phrases segmentées, dont l’effet est appuyé par l’asyndète et l’ellipse, la sollicitation à l’interprétation. C’est ce que nous pourrions nommer le code herméneutique du fracas qui ouvre au sens. Le troisième dispositif est l’ancrage culturel des récits qui convoquent des savoirs sociaux et des savoir-vivre familiers aux précaires, dont ceux de la culture de masse à travers ses médias, mais aussi des savoirs professionnels disqualifiés. C’est toute une culture de la désillusion et de l’échec qui se dessine ainsi et se renforce page après page. Le quatrième dispositif est porté par les personnages à travers lesquels se connotent, plus qu’elles ne sont décrites, des situations collectives communes à ce groupe des désenchantés et marginalisés. Une géographie de la déprime sociale est cartographiée, entreprise, foyer familial, quartier monotone, ennui solitaire. Enfin une bibeloterie des objets d’attachement s’incruste dans ces vies : voiture, chiens de compagnie, clés d’appartement, outil, instrument de travail… Le dernier dispositif relève du code symbolique où s’entrechoquent des désirs, des envies, des corps comme propriété personnelle et des corps asservis à la propriété patriarcale ou au patronat.
Ces cinq dispositifs ne s’harmonisent pas entre eux, mais servent plutôt à pluraliser le sens du texte sans en livrer d’unité. Le monde représenté par L’Éclat des fracas est un monde de dispersion, de fragmentations renouvelées. Des déséquilibres en tout sens s’y accumulent. C’est un monde de crises. La crise des échanges économiques se nourrit des effractions subies par l’intrigue et la diégèse dont la continuité n’est que de brisures appuyées par la blessure des sentiments, des univers affectifs et par la brutalisation des relations sexuelles tendues en désespérance.
L’inquiétude sociale et l’inquiétude vitale
La précarité intimement vécue, par les personnages, fait sourdre l’angoisse qui parasite leur vie intérieure. Les personnages semblent échouer à surmonter cette angoisse car les conditions de vie qui leur sont imposées les en empêchent. Leur échec est, en miroir, celui de la société individualiste capitaliste. Il est en miroir car ces vies échouant (plutôt qu’échouées) retracent des sentiments profonds sur lesquels la société a jeté son dévolu. Ces sentiments conditionnent la vie intérieure de chaque personne en s’appuyant sur l’environnement économique qui nuit à la réalisation de relations sociales libérées des normes imposées. Ainsi se développent ces rancœurs, ces amertumes, ces échouages, ces soucis, ces impatiences, ces peurs et intimidations qui constituent le quotidien des vies de L’Éclat des fracas. Ces êtres ne sont pas désadaptés, ils sont soumis par le cadre économique et social à une désadaptation affective, psychologique et sociale. L’accablement est extérieurement conditionné par la perte d’emploi, par l’exercice dégradant d’un métier, par le désir avilissant de voir sans s’engager, par les impasses de choix conformistes édictés par la domination masculine, par les impératifs managériaux d’embauche…
Le continuum des histoires de L’Éclat des fracas repose sur ce renversement où le fracassé l’est par ses conditions de vie, où le désadapté l’est par les normes aliénantes de l’adaptation sociale. Dans ce renversement se lit la dimension subversive du livre de Jérémy Beschon. Elle est rendue sensible par les moyens propres à l’écriture, notamment l’asyndète [1] et l’ellipse.
Philippe Geneste
Lire l’article complet de Philippe Geneste sur le blog Lisez jeunesse
Retour au sommaire du dossier de presse
Fréquence Mistral à Manosque
Émission sur l’actualité culturelle du mercredi 3 septembre animée par Nathalie Bagarry qui invite Jérémy Beschon pour son livre L’Éclat des fracas.
Radio Galère à Marseille
Émission sur l’actualité culturelle du mercredi 22 octobre animée par Antony et Richard qui invitent Jérémy Beschon pour parler de son livre L’Éclat des fracas.
Retour au sommaire du dossier de presse
Court mais féroce
L’Éclat des fracas de Jérémy Beschon
La nuit se déposait comme un film de ténèbres. Les premières étoiles scintillaient. J’avais fini, et n’étais pourtant pas moins déprimé. Je rangeai les outils dans le coffre de la voiture et j’entrai dans la boulangerie boire un dernier chocolat. Dedans, la tiédeur était étouffante. Aucun client dans la salle, personne derrière la caisse. Je m’assis et attendis. La Sainte-Victoire veillait comme un dieu malfaisant sur l’écran des cloisons.
Parfois, une action en appelle une autre, et éventuellement pour le meilleur. C’est quand j’ai publié mon entretien avec Donald Ray Pollock que j’ai été contacté par les éditions Quiero, qui m’invitaient à jeter un œil à L’Éclat des fracas de Jérémy Beschon publié cette année par leurs soins. Ne connaissant ni les éditions Quiero, ni l’ouvrage en question, mais ayant foi dans les personnes qui portent un intérêt à Donald Ray Pollock, j’ai présumé que cela pourrait être l’occasion d’une bonne découverte.
Recueil de nouvelles protéiforme plutôt que roman, et peut-être même plus encore recueil de vignettes, L’Éclat des fracas est composé de toute une série de petites histoires. Ces vignettes nous plongent dans l’intime de toute une galerie de personnages, tous abîmés, au cœur de leurs douleurs et dérives. Des damnés de la vie relégués à la marge. Des êtres humains abattus et désabusés ici dans des épisodes de vies fracassées, frappés par une réalité économique et sociale implacable. Toutes proportions gardées, on peut voir dans ce livre un petit air de l’inégalable Knockemstiff de Donald Ray Pollock.
Avec son ouvrage, pourtant relativement court (seulement 82 pages), Jérémy Beschon passe la société au vitriol. Une sorte de constat d’échec. C’est noir, très noir, et bien cru. Le trait est peut-être même un peu trop forcé. Il y a, par moment, une certaine lourdeur. De par sa construction un peu chaotique, voire décousue, une confusion règne mais participe à créer un climat un poil oppressant. Le ton est irascible, enragé et un peu désespéré. S’il y a certains moments plus forts que d’autres, l’auteur arrive tout de même à nous cueillir et on se laisse porter sans mal.
L’Éclat des fracas c’est la découverte d’un auteur et d’une maison d’édition. C’est une expérience littéraire rude, imparfaite mais assez solide pour marquer. Une bouffée d’air rance dans ce monde aliéné et aliénant. Court mais féroce.
Brother Jo.
Chronique à lire sur le blog Nyctalopes
Retour au sommaire du dossier de presse
Quatre questions à Jérémy Beschon
L’auteur de L’Éclat des fracas a bien voulu répondre à quatre questions sur son livre.
Question 1 : Jérémy, tu es bien connu pour le travail de mise en scène réalisé depuis une vingtaine d’année au sein du collectif Manifeste Rien. Celui-ci se base souvent sur des textes ou des recherches sociologiques que tu cherches par l’écriture et avec le truchement des acteurs à faire passer au public. À côté de la mise en scène, tu poursuis depuis toujours une activité plus solitaire d’écriture de poèmes et de proses… L’Éclat des fracas, paru en août 2025 aux éditions Quiero, est présenté comme un premier roman. Peux-tu nous en dire plus sur le genre, la langue et le sujet de ce livre ?
Jérémy Beschon : L’Éclat des fracas est un roman composé de fragments de vies, d’éclat de vies, de vies qui éclatent. Comme le photographe ou le peintre peut figer le fracas d’une vague qui percute la roche ou d’un verre qui éclate au sol, j’ai voulu capturer l’instant où les individus se brisent et se révèlent. Au travail, ou bien chez eux à ne rien faire ; devant l’immensité lumineuse de la mer, comme à l’ombre d’une ruelle.
J’ai utilisé un langage le plus simple et le plus direct possible pour que le lecteur soit frappé soit frappé par la violence des émotions, par la rapidité, par la fulgurance de la perdition des personnages. Je pense qu’ il faut faire simple pour rendre la complexité des êtres et du monde.
Il s’agit de pénétrer l’intimité des personnages qui sont tous liés entre eux sans se connaître. Liés par un même immeuble, une soirée, un chien... dans la première partie ; puis par une même émotion, un même ressentiment, une même colère ou rage dans la deuxième partie ; puis enfin dans la troisième partie, dissolus, absents, satellitaires par le récit, plus long que les précédents, d’un manoeuvre qui creuse une tranchée au pied de la Sainte Victoire.
Question 2 : Tous les personnages de L’Éclat des fracas sont victimes d’un drame minuscule qui éclaire leur condition. Pourquoi insister sur cette lucidité, cette volonté de dépassement, ce refus d’une place dans la production ?
Jérémy Beschon : Je me suis demandé ce qu’ont en commun les gens qui ne se connaissent pas et qui souffrent en commun. Et je me suis dit que cela pouvait être ça : une rue, un quartier, une ville, des éléments qui se dressent, s’éteignent et renaissent quoi qu’il arrive… Les personnages, qu’ils soient femme de ménage, cadre supérieur, clochard ou manoeuvre, subissent une même perte de sens de leur existence, et cette perte de sens, ce grain de sable sous le capot, les rend plus clairvoyants que celles et ceux qui sont convaincus du bien fondé de leur existence et de leur productivité, et donc de la valeur de leur productivité.
Question 3 : La rue, le quartier, la ville, la nature, les animaux forment l’environnement commun qui relient entre eux les personnages de L’Éclat des fracas. En quoi ces éléments sont-ils importants pour toi ?
Jérémy Beschon : Les éléments, et la ville elle même est un élément, n’ont pas besoin de connaître leur valeur et leur rendement. Ils sont, ils existent le plus simplement du monde, et même s’ils ne sont pas éternels, ils représentent (pour nous les vivants) une forme d’éternité. Les personnages, dans la faille qu’occasionne leur douleur et leur perte momentanée, sont liés à ces éléments qu’ils soient naturels comme les collines et la mer, ou qu’ils soient historiques et changeants comme une ville. Ces personnages sont plus lucides, et plus translucides à eux mêmes et au lecteur dans la crise qui les révèle. Ils sont tous semblables dans cette étrange communauté éclatée, car ils ne croient plus, si il y ont vraiment cru un jour, à l’avenir, à leur devenir social. Ils savent que demain ne sera pas un autre jour mais un jour semblable à celui-ci. Ils peuvent alors trouver (même si cela passe par la confusion, par des symboles, par des visions, par des délires, par le langage corporel) ce qui les oppresse, ce qui les libèrerait peut-être. Mais ils ne poursuivent pas ces nouvelles voies entre aperçues. Ils n’ont pas les moyens nécessaires. Ni intellectuels, ni financiers ; ils ne peuvent ni nommer (le paradoxe étant qu’ils restent libres par là même, par cette non interprétation de la vie, par cette expérimentation de la vie), ni changer leurs conditions de vie (celles-ci étant limitées par leur classes sociales, par leur assignation). Ils évoluent dans un monde qui dysfonctionne, dans un monde qui est malade, et on les accuse, quand ils ne s’accusent pas eux mêmes, de dysfonctionner, d’être malades.
Question 4 : L’Éclat des fracas ne propose pas de perspective optimiste, les personnages y sont comme spectateurs de leur propre chute. Est-ce un constat réaliste ou bien une manière de répondre à l’optimisme des dominants ?
Jérémy Beschon : Je voulais montrer l’envers du décor d’un monde qu’on nous présente comme fun et dynamique, ce que Philippe Geneste a nommé comme « l’arrière-plan social qui unit ces histoires ». Les personnages sont spectateurs de leur propre être et non de la publicité ou du storytelling, ils se découvrent sans rien trouver de nouveau.
Les personnages se suivent et s’enchaînent mais ne s’emboitent pas comme les pièces d’un puzzle, car il n’y pas une seule image de la vie que je veux donner, mais le passage de la vie qu’on omet de raconter, celui qui est le souvent le moins glorieux, et qui pourtant s’incruste dans la vie en ne faisant que passer. Il s’agit d’une succession de vies, dissemblables et communes, libres et asservies. Des vies qui en ont assez de vivre ainsi, ni totalement libres, ni totalement asservies, qui ont conscience que leur puissance de vie diminue à chaque fois qu’elles respirent, et que cette conscience de leur diminution les grandit. Mais personne ne les entend mise à part le lecteur et le chœur muet de leurs semblables qui marquent leur altérité, qui délimitent leur singularité et leur solitude rompue, brisée par un cri, par un souffle, par une image parmi tant d’autres. Image dans laquelle ils se reconnaissent le temps de leur passage, de leurs croisements physiques ou mentaux. Ils se reconnaissent et s’oublient, se saluent, s’ignorent et s’oblitèrent. Et le trou qu’ils se font eux mêmes, parce qu’ils n’en peuvent plus de ne pas être totalement libres, ne pas être totalement asservis, ce trou qu’on leur reproche, encore une fois, les expanse et les limite.
Retour au sommaire du dossier de presse
L’Éclat des fracas :
un récit de gens qui se brisent
« Les Voix du Crépuscule » se transforment momentanément en émission littéraire pour présenter cet « objet littéraire non identifié » (roman) sorti en août 2025, L’Éclat des fracas, en présence de son auteur, le metteur en scène spécialisé dans les Sciences humaines et sociales Jérémy Beschon.
Raconter la précarité, raconter les failles, les bosses, le désespoir, c’est la mission que semble s’être fixée Jérémy Beschon dans ce premier roman.
Avec Jérémy Beschon, metteur en scène et écrivain, co-créateur en 2008 de la Compagnie Manifeste Rien qui met en scène au théâtre des ouvrages de sciences humaines et sociales. Jérémy Beschon est déjà venu par trois fois présenter le travail de Manifeste Rien aux « Voix du crépuscule » entre février 2019 et mai 2021.
Son premier roman, L’Éclat des fracas, est sorti en août 2025 aux éditions Quiero, un récit qui donne à entendre le cœur des habitants d’un monde qui implose, la voix multiple des précaires et des abîmés…
Écouter l’émission (en meilleure qualité) sur Radio Campus…
Retour au sommaire du dossier de presse
L’absurdité, la révolte
et la ville au centre…
Extrait :
Christiane Passevant : Ton livre, je l’ai lu comme un script de film… Il décrit une réalité sociale violente à travers la description d’une myriade de protagonistes en crise dont la ville de Marseille.
Jérémy Beschon : C’est vrai que la ville est très présente – même si j’ai voulu gommer le nom qui n’apparait qu’une fois… Les personnages sont tous reliés entre eux par cette ville et elle est un élément du livre au même titre que le soleil, le vent, les mouettes, la mer, le bruit, les merdes de chiens, l’odeur des égouts…
Pour écouter l’émission « Chroniques rebelles » sur le site de Radio Libertaire
Retour au sommaire du dossier de presse
Notes
[1] Asyndète, subst. fém.
Absence de liaison grammaticale entre plusieurs termes ou plusieurs phrases.
Elle permet d’ajouter du rythme à une phrase, de créer une accumulation, ou encore de rapprocher des mots ou des sons de façon à en renforcer le contraste. L’asyndète est un type de parataxe qui peut s’apparenter également à une ellipse. En prose latine classique elle marque souvent une forte opposition.

