Philippe Séro-Guillaume & Philippe Geneste

À bas la grammaire (à paraître)

Pour un apprentissage créatif du language

à paraître en octobre 2024

Couverture : impression typographique rouge et ocre sur Keaykolour lin avec un dessin de Philippe Séro-Guillaume. Intérieur : impression numérique sur papier bouffant avec des travaux d’élèves. Dos-carré-collé.

152 pages, format 16 x 22 cm

ISBN : 2-914363-32-X, 22 euros

 DOSSIER DE PRESSE

 AGENDA


Ce livre, sous titré Pour un apprentissage créatif du langage, se présente sous la forme d’un dialogue entre deux « Philippe » qui partagent ici leurs expériences et leurs recherches sur l’apprentissage de la langue.

Qui aurait l’idée saugrenue d’enseigner d’entrée de jeu la perspective à de tout jeunes enfants pour les initier au dessin ? C’est pourtant s’agissant du langage, ce que fait l’école en enseignant trop précocement la grammaire.
C’est ce constat qui a poussé deux praticiens et chercheurs à persévérer – contre le cours des politiques de l’éducation nationale et de l’enseignement du français – à proposer un apprentissage créatif du langage.

L’enfant construit son langage et sa langue. L’élève n’est ni une table rase ni une éponge, il construit sa langue dans l’action de langage. Il n’imite pas des discours entendus, il les construit, dans le dialogue avec les autres, en s’instruisant d’une mécanique de création en évolution depuis sa naissance.
Conforté par la réception positive de leurs travaux auprès des pédagogues, des orthophonistes, des professionnels de la surdité, ce livre est réédité avec un dialogue introductif dédié à Jean Piaget et Gustave Guillaume.


Extrait :

Philippe :
L’enfant ne communique pas quelque chose qui est tout prêt au fond de lui-même et qui se matérialiserait dans son énoncé. Ce n’est pas comme cela que procède l’enfant.

Philippe :
Ni l’adulte d’ailleurs.

Philippe :
Ni l’adulte d’ailleurs, tu as raison. Non, l’enfant produit cet énoncé et pendant la production, le sens se construit, parmi les hésitations, les essais, les erreurs, les reprises… L’enfant produit, construit, conceptualise, sensifie (construit du sens) en produisant, en construisant. C’est ces mécanismes producteurs du discours que devrait privilégier l’enseignement et non pas des règles fixées, étrangères à la vie du langage enfantin, et qui le sont aussi, pour la plupart à la vie de la langue elle-même !

Philippe :
Ce pourquoi la grammaire scolaire enseigne une langue morte. Au contraire, partir des créations verbales et des discours ce serait enseigner une langue vivante. Au fond, le constructivisme prend en compte le fait que parler, écrire, écouter, lire sont des actes créatifs. Au fond, le parti pris raisonné du constructivisme est la simple reconnaissance du fait humain que la personne est un être en devenir. Reconnaître l’élève comme être de langage c’est lui reconnaître d’être en devenir.