Jérémy Beschon

Né en 1978 à Marseille (Bouches-du-Rhône)

Jérémy Beschon est écrivain, poète et metteur en scène. Il vit à Marseille.

Autodidacte, il arrête l’école à 18 ans et publie à 19 un premier récit dans la revue Agone. Il écrit et met en musique avec la comédienne Virginie Aimone un répertoire de poésie et de critique sociale qui mêle textes personnels et textes d’auteurs tels que Bukowski, Céline, Reich, Pessoa. Tous deux créent ainsi « Manifeste Rien ». Ils jouent irrégulièrement ces petites formes dans des bars et d’autres lieux improbables avant de se consacrer au théâtre. Jérémy Beschon devient metteur en scène en montant ses propres textes et en adaptant des œuvres de sciences humaines avec la collaboration des chercheurs et écrivains s’ils sont encore vivants : Stig Dagerman, Pierre Bourdieu, Benjamin Stora, Tassadit Yacine, Gérard Noiriel, Alèssi Dell’Umbria, Saïd Bouamama. Vingt ans plus tard le collectif « Manifeste Rien » continue de jouer ce répertoire alliant recherche esthétique et éducation populaire.

L’Éclat des fracas paru en août 2025 chez Quiero dresse le violent portrait de notre époque à travers celui de quelques habitant·es d’un quartier de la ville.

Publications :
Littérature (théâtre & récit) :

  • • « Dégradé », poésie, revue Sang d’encre, 2022.
  • • « Les hommes ne sont pas doués au téléphone  » et « La rage  », poésie, revue des Archers, 2022.
  • • « Elle surplombait l’immensité de la mer… », récit, revue le chiendent n°5, 2017.
  • Baraque de Foire, théâtre, L’Atinoir (préface de Alèssi Dell’Umbria et textes à l’appui), 2012.
  • • « Farce », théâtre co-écrit avec Jean-Battiste Couton, revue Marginales aux éditions Agone (n°6 - Stig Dagerman), 2006.
  • • « Furoncle », récit, revue Agone (n° 21 - Utopies Economiques), 1997.

Articles (art & critique sociale) :


  • • « Comme si on vous avait dévoré le passé », site Manifeste Rien, juillet 2023.
  • • « Fadhma & Louise. 1871 – le cri des peuples », revue Hommes & Migrations, N°1335, octobre-décembre 2021.
  • • « Homophobie, charivari, site Manifeste Rien, décembre 2021.
  • • « Nous portons une même histoire avec nos différences », journal L’Expression (Algérie), février 2021.
  • • « La mémoire racontée par le théâtre », journal L’Expression (Algérie), février 2021.
  • • « Des malentendus de la domination masculine », revue Trou Noir, novembre 2020.
  • • « La Marseillaise et cætera, revue Hommes & Migrations, N°1314, 2016.
  • • « 2013, la capitale contre la plèbe », revue Cassandre, 2013.
  • • « Marseille, une histoire universelle ? », revue Hommes & Migrations, N°1304, 2013.
  • • « Chacal, la fable de l’exil », revue Hommes & Migrations, N°1300, 2012.
  • • « Un corps sec et dur comme une matraque », revue Cassandre, N°73, 2008.

Mise en scène :

  • Les Rafles, d’un siècle à l’autre de Jérémy Beschon avec la complicité de Pascal Luongo (avocat au barreau de Marseille), 2023.
  • Fadhma et Louise - 1871 Le cri des peuples de Virginie Aimone avec la collaboration de Jérémy Beschon, 2022
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  • Facho-compatible mise en scène radiophonique d’après Saïd Bouamama, 2020.
  • Homo ça coince… de Jérémy Beschon, avec la collaboration de Virginie Aimone, Olivier Boudrand et Laurent Gaissad, 2019
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  • Pour un nouveau système d’après Almodovar, Césaire et Dagerman, 2018
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  • La Marseillaise en bref ! (Rappel à l’ordre) de Jérémy Beschon et d’Olivier Boudrand, 2017.
  • L’Ombre des Lazzi de Jérémy Beschon, 2017.
  • Marius Jacob, travailleur de la nuit de Jérémy Beschon, 2015
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  • Une histoire populaire des États-Unis d’après Howard Zinn, 2015.
  • La Marseillaise et caetera de Jérémy Beschon, 2014.
  • L’Écrivain et la conscience de Stig Dagerman, 2014.
  • Histoire universelle de Marseille d’après Alèssi Dell’Umbria, 2013.

« « Il y a plus rien ici » cette phrase qui débute la pièce fait toujours rire les Marseillais parce qu’ils sont habitués à voir leur ville détruite en permanence. La même phrase, si on la joue à Paris, ça ne donne rien parce que c’est pas le même ressenti. On a donc eu l’idée d’ajouter un mime pour raconter cette disparition, ces rénovations urbaines, qui sont des destructions à mon sens. […] La ville dans laquelle j’ai grandi n’est plus la même que celle d’aujourd’hui. C’est sûrement cet état de démolition permanente qui explique une part de l’identité marseillaise de ses habitants entre débrouille et misère. Les enfants de Marseille, quant j’étais minot, on était mal vus, on sentait mauvais, on était violent. »
Extrait d’un entretien avec Jérémy Beschon au sujet de l’adaptation au théâtre du livre de Alèssi Dell’Umbria.

  • 
• Les 3 exils d’Algérie, une histoire judéo-berbère d’après Benjamin Stora, 2012.
  • Chacal, la fable de l’exil de Jérémy Beschon d’après Tassadit Yacine, 2012.
  • La Domination masculine d’après Pierre Bourdieu et Tassadit Yacine, 2011.
  • Le Massacre des italiens d’après Gérard Noiriel, 2010
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  • L’Infrabasse de Jérémy Beschon et Jean-Battiste Couton, 2010.
  • J’apprends à écrire en apprenant à écrire mon nom de Jérémy Beschon, 2008.
  • Farce de Jérémy Beschon et Jean-Battiste Couton, 2009.
  • Elle Dieu et l’infrabasse de Jérémy Beschon, 2007.

Autres pièces et présentation du collectif Manifeste rien : https://manifesterien.com

Un article de Philippe Person paru en juin 2021 sur le blog « Contrebande » du Monde diplomatique présente les enjeux politiques de cette mise en scène…

Extrait :
« Autodidacte, mais lecteur averti et scrupuleux des grands textes de sciences sociales contemporains, comme ceux de Pierre Bourdieu, dont il a adapté aussi pour la scène « La Domination masculine », Jérémy Beschon croit à la forme théâtrale pour les faire connaître et partager. Et, ambition suprême, il veut les faire connaître et partager à ceux qui sont concernés au premier chef : ceux qu’on va, par exemple, montrer du doigt parce qu’ils sont les siffleurs ou les contestataires. »