partie 4

Journal de bord d’un atelier d’écriture consacré au journal intime (mars et avril)

avril 2026

Le journal m’aide à m’approprier de manière critique les connaissances qu’il mobilise. Grâce aux obstacles objectivés il permet d’élargir mes connaissances du milieu (classe, établissement, intervenants extérieurs, médiathèque, ville d’Andernos) et d’y mieux accommoder mes actions.

Mardi 2 mars 1999

Sur le paradoxe : publier des journaux intimes. Je ne l’ai pas abordé avec les élèves mais une circonstance de notre civilisation entre en écho avec ce paradoxe.
C’est au XXe siècle que l’on s’est mis à publier des journaux intimes, et à notre époque des journaux non posthumes. Est-ce que la démarche de tenir un journal intime n’entre pas comme élément pratique ( connaissance d’un savoir-faire ) d’un trait culturel et social de cette fin de siècle ?
Girard écrit que le journal intime « n’est qu’une occasion qui éveille le sujet à la vie ». Faire toucher de la plume qu’au-delà des objets, de la superficialité des activités remplissant les emplois du temps (le loisir - marchandise) il y a soi, un sujet à construire, ses réactions, ses émotions, ses malaises, ses appels, ses rêves, ses espoirs, ses mythes, un sujet qui se construit, de préférence, dans un temps alenti par opposition à la vitesse, qui rime souvent avec le remplissage quantitatif de la vie.


Jeudi 4 mars 1999

Lu dans Le Monde d’aujourd’hui à propos du dernier film de Philippe Garrel Le Vent de la nuit : « Philippe Garrel » continue « d’écrire le journal intime d’une Génération ».

Retour sur l’expérience non probante de l’écriture autobiographique avec la classe de quatrième de l’an dernier : le dispositif pédagogique, écriture d’un journal intime sur une semaine puis écriture d’un journal institutionnel sur une semaine aussi, enfin la conjonction des deux en une refonte, recréation et réécriture / réorganisation complète, a abouti à une écriture neutre et à des textes interchangeables d’une personne à une autre. Le personnel se changeait en un « n’importe qui ». Certes j’ai dû aller trop vite vers l’autobiographie – c’est sûr même – mais il y a sûrement plus. Le dispositif a absorbé le personnel, il a amené l’élève à gommer les traces, que nous savons jaillissantes et comme telles épisodiques dans l’écrit subjectif, de l’irruption authentique de la personne. Doit-on dire authentique ? non retenue ? vraie ? libérée ?
Dit autrement : la forme a tué le sens, l’a tari plutôt.

Difficulté de l’enseignement fondé sur la production et la création : monter des dispositifs incitatifs, inceptifs et où l’élève ne se perde pas dans les sens qui surgissent lorsqu’on se pose face à une page blanche, et en même temps faire en sorte que le dispositif s’efface sous la poussée de l’acte de production. Le dispositif permet, parce que mise en forme, la saisie de l’à-dire ; mais il faut un mécanisme inverse de refoulement du dispositif pour que le sujet exprime l’à-dire. Dans ce dernier cas, le dispositif serait en quelque sorte le schème représentatif sur lequel s’appuierait l’acte de scription pour exprimer les représentations de choses, de mots, de sensations de sentiments promues au dire.
Si cela a quelque justesse, on comprend que le journal intime, par la simplicité du dispositif soit plus facile à maintenir à l’arrière-plan du dire, permettant à des représentations diverses de plus aisément se libérer. Remarquons bien, qu’il faut toutefois qu’il y ait dispositif, pour que la distance entre soi et le dire de soi permette de laisser sourdre l’à-dire de soi. Le filtre du dispositif c’est l’instance du dédoublement sans lequel on reste englué, incapable de sortir de soi pour mieux – plus pleinement – être soi.

Écrire : et crier. Écrire : rire hors de (soi), rire de soi
Écrire c’est donc être hors de soi, se mettre hors de soi
Et donc être capable de rire de soi au besoin.


Document :
Une réflexion écrite pour L’École émancipée, n°9 du 16 mars 1999

Pédagogues sans frontières, Formation et interculturalité en Europe

L’épais numéro de Pratiques de formation (1) centré sur « le travail de l’interculturel : une nouvelle perspective pour la formation » prépare en fait le colloque « Pédagogie, éducation, formation et interculturalité en Europe » des 21-24 septembre prochains (2). Ce colloque organisé par le SEPSI (Situations éducatives, pratiques sociales et interculturalité) vise à faire le point sur les pratiques pédagogiques et les recherches en éducation en Europe. Remarquons que cette démarche renoue avec l’attitude des praticiens en pédagogies nouvelles de la première moitié du siècle qui échangeaient, correspondaient, se tenaient au courant des innovations, se rendaient sur place (voir la brochure en fac-similé publiée par l’EDMP (Les Années École Émancipée de Célestin Freinet (1920-1936), 100 F). Plus largement et c’est une problématique majeure du numéro en question que souligne Ardoino « Toute éducation, quelle qu’elle soit, est nécessairement reconnaissance et valorisation du pluriel et de la diversité, non seulement comme acceptation de réalités autres (altérité), vis-à-vis desquelles toute ambition de maîtrise (au sens d’un contrôle et d’une domination) est vaine, mais aussi comme moyen de nous réaliser et de nous enrichir à partir des acquis de l’expérience et des échanges. C’est la dialectique du sujet et des autres (...) qui se retrouve jusqu’à travers une éducation démocratique et citoyenne bien comprise » (p.7).
Dans la perspective du tâtonnement expérimental de Freinet un journal préparatoire mensuel est annoncé depuis décembre, il a été précédé par le livre de Rémi Hess Pédagogues sans frontières (3), journal ethnosociologique où sont confinés les réflexions, les activités, les petits faits quotidiens, des observations centrées sur l’intérité, ou fait de vivre ensemble et savoir de l’être ensemble, néologisme de J. Demorgon, où se lisent les mots identité et altérité (« deux faces d’une seule et même problématique » comme le montre très bien C. Xypas dans le numéro cité de Pratiques de formation, mais aussi intériorité. Cette pratique du journal en ethnosociologie différencie les chercheurs français en analyse institutionnelle de leurs homologues d’autres pays.

De quoi s’agit-il ?
Rémi Hess le définit avec clarté dans « La Pratique du journal. L’enquête au quotidien (4) suite à une discussion avec le psychologue Volker Saupe qui parle de « subjectivisme radical », et l’anthropologue C. Wulf. Rémi Hess nuance en précisant qu’un tel journal suppose une « posture de sélection des observations, des réflexions et des commentaires », qui est certes un « principe de constitution du je » (p.106), donc une centration de l’écriture du journal « sur un moment », soit, dans Pédagogues sans frontières, sur le « moment » de la « recherche interculturelle ». Cette écriture va de pair avec des relectures (par soi ou par d’autres). Rémi Hess écrit ainsi dans son ouvrage sur le journal : « Il est bien évident que le journal donné à lire au lecteur est finalement un texte écrit à partir d’une perspective bien déterminée qui s’affine d’autant plus qu’à la relecture, pour donner du sens et de la cohérence au journal, l’auteur supprime un bon quart du texte pour centrer son livre autour d’une problématique » (p.106) très précise voire précisée. Cette défense de la pratique du journal en ethnosociologie – remarquons qu’une origine proche de cette pratique se donne à lire dans les journaux de bord de classe, tenus par Raymond Fontvieille entre 1962 et 1968 – relève d’une volonté de lier le « vécu et le conçu » liaison « source d’une grande créativité ». On voit tout le parti pédagogique de la tenue du journal, puisqu’il devient un « outil incontournable d’élaboration de la pensée, une étape avant qu’elle prenne des formes plus traditionnellement constructives » (Quatrième de couverture de Pédagogues sans frontières, voir son commentaire dans La Pratique du journal. L’enquête au quotidien pages 105 sv).

Philippe Geneste

Notes
1. Pratiques de formation-Analyses, n° 37 / 38 février 1999 245 p 140F (Pronzola, Univ Paris VII, 2 rue de la liberté, 93526 SAINT - DENIS).
2. Colloque Pédagogues sans frontières, 21 - 24 sept. 1999 Renseignements et inscriptions : R. Hess, dpt des Sciences de l’Education, Université de Paris VIII, R R de la liberté 93526 SAINT – DENIS.
3. Rémi Hess, Pédagogues sans frontières, écrire l’intérité, Paris, Anthropos, 1998, 293p 165F
4. Rémi Hess, La Pratique du journal. L’enquête au quotidien, Paris Anthropos, 1998, 144p 98 F


Mercredi 17 mars 1999

Reçu :

Philippe,
Pourrais - tu me contacter ou me téléphoner afin que nous puissions arrêter ensemble la date du vernissage de l’exposition. Le vendredi 9 avril n’est pas un bon jour pour la vidéothèque de Bordeaux dont nous sommes tributaires pour la projection du film.
Je te remercie.
Amitiés
C. L.

Réponse :

C.,
J’ai découvert trop tard ton fax pour te trouver à la médiathèque – en fait je suis resté dehors une grande partie de l’après-midi à tenter de négocier avec une colonie de taupes l’installation de leur cité d’utopie dans le jardin, et à profiter du soleil en préparant le congrès syndical des jours qui viennent. J’ai tenté de téléphoner chez toi, mais ce n’était pas la bonne heure. Comme demain et après-demain je serai pris jusqu’à tard le soir par le congrès du S N E S, je t’envoie ce fax relatif au choix de la date du vernissage. Je te livre quelques données qu’il me semble utile de prendre en compte :
• les conseils de classe débutent le 29 mars et se terminent le 12 avril. Les conseils de classe se tiennent soit de 17h. à 18h. soit
de 18h. à 19h. et pour les enseignants et les personnels de direction c’est à partir de 17h. jusqu’à 19h.
Il me semble, si c’est compatible avec le calendrier de la médiathèque, que le mieux serait de fixer le vernissage après le 12 avril : le 13, le 14, le 15 ou le 16 avril. A titre personnel je ne pense pas que le vendredi soit un bon jour mais je peux me tromper.
J’essaierai de passer à la médiathèque, mais je préfère te donner immédiatement ces informations.
J’ai vu le cahier, superbe !, et le début du travail de Mi. qui comme l’an passé me séduit totalement (c’est une double page consacrée par une élève à la mort de Barbara). Ayant eu le privilège de voir une partie du film, je me dis qu’on va vers une très belle exposition.
À te voir ou à te lire,
Amicalement
Philippe.


Samedi 20 mars 1999

Le journal intime :
• se livrer des secrets par une expression silencieuse.
• Garder en soi, mais regarder en soi et du coup en son for intérieur.
• Le carnet, le journal est l’enclos, l’écrit tracé, la place publique du moi et de l’autre moi sur laquelle passe ma vie en jugement de conscience.
• Le journal intime qui s’ouvre, c’est une porte sur la connaissance de soi, du monde, des autres, des relations entre ces trois termes, une porte qui s’ouvre. For de la conscience ou for intérieur, nous dit le Dictionnaire Historique de la Langue française, et pour l’atteindre, une pratique quotidienne du journal.
La consigne que chacun et chacune se donnent bien souvent : à nul fur révéler mon for intérieur et cependant à fur et à mesure des jours et des lignes, s’exprimer donc, insciemment ou non, construire une représentation de soi à travers la représentation des choses, des êtres, des comportements consignés.


Mercredi 24 mars 1999

Je passe à la médiathèque pour m’assurer que C.L. a bien reçu mon fax. C’est le cas, elle a fixé le vernissage de l’exposition le mardi 13 avril à 19h. Elle m’annonce que la séquence « Noël » du film va sauter, car trop dure à réaliser filmiquement et d’autre part sur les conseils d’un professionnel la diction des phrases sera espacée. C.L. me demande pour la forme mon avis ; c’est un problème lié au film et je n’ai jamais outrepassé mon domaine de compétence en matière de décision : discussion donc de pure forme, et de ce fait une fois de plus biaisée.
Mi., depuis embauchée en C.E.S. à la médiathèque, me montre le livre. C’est plein d’idées, et les textes sont évidemment mis en valeur.


Jeudi 25 mars 1999

Je passe une nouvelle fois à la médiathèque pour donner la liste des adresses des élèves pour qu’ils reçoivent chez eux, eux et leurs parents, l’invitation au vernissage.
En lisant le livre de Girard je me rends compte que l’expression « journal du dehors » – mis en pratique dans des classes par Simone Cixous en liaison avec Annie Ernaux, l’autrice de La Place et d’un journal du dehors – vient probablement du « journal externe » opposé au journal interne par Gusdorf dans La Découverte de soi. Le journal externe note des événements, c’est « une chronique du monde et des autres plutôt que de soi ».


Samedi 3 avril 1999

Réception des cartes d’invitation au vernissage de l’exposition.


Mardi 13 avril 1999

Intervention (voir ci-dessous, l’intervention au vernissage de l’exposition à 19h.) à la demande de C .L. et pour éviter une introduction convenue par l’adjoint au maire.
C’est la dernière ligne avant le soulagement du fardeau qu’est toujours une exposition : angoisse de l’accueil du public, angoisse de l’effectivité de la réalisation de l’exposition, interrogation de dernière minute etc.
100 à 150 personnes ce soir entre 19h. et 20h. pour 81 gamins participant. C’est le signe d’une réussite, d’une curiosité trouvée et saisie. Dès demain je vois les 4°, j’aurai des échos. Les élèves ont été très attentifs, cherchant la reconnaissance des mots.
Le travail d’O. pour le film est très intéressant. Rencontre avec de nombreux parents. Multiples discussions.
Le soir après le vernissage avec Annie et Miléna on participe au buffet sympa organisé par la médiathèque. À partir d’une discussion sur norme, règle et politique en orthographe, longue discussion sur « individu ou groupe », quelle dominante pour subvertir la société,.

Document du 13 avril 1999, 1h du matin :

Geneste Philippe à C. L. :

Chère C.,
J’ai travaillé sur la présentation de l’exposition avant le film comme tu me l’as demandé, et comme nous en avons discuté. Plusieurs schémas d’intervention me sont venus. Je me suis appuyé sur mon journal pour les travailler. J’ai retenu une présentation de synthèse (8 minutes) où sont présents tous les acteurs, quelques questions majeures – à mes yeux – pour la tenue de l’expo. J’espère que cela te conviendra.
J’arriverai à 19h. puisque je viendrai de Bordeaux. Je travaille demain matin au collège et passe chez moi à Lège à midi / midi trente. En sortant je pense m’arrêter à la médiathèque sauf s’il est trop tard.
Bien amicalement
Philippe.


Intervention du 13 avril 1999, 15 h 15 avant le film
Avant d’intervenir, en générique aussi au générique du film que nous vous proposons après, nous tenons à remercier les élèves qui par leur confiance ont permis la tenue de cette exposition, ont permis de tenir le pari de cette exposition, remercier les parents qui n’ont point opposé un véto de défiance à l’égard d’un projet à contour disons incertain. Remercier également le partenariat effectif du collège et de la médiathèque, donc les acteurs institutionnels enfin remercier la médiathèque (son équipe organisatrice dont O. O. qui a assumé le film), qui a permis le financement du projet et son exposition.
Puisqu’il s’agit d’intercepter l’attention et d’introduire à la suite filmique de l’exposition, je voudrais partir de remarques d’élèves, d’interventions de parents, pour souligner la difficulté à passer d’une communication privée à une communication sociale. Dès le départ, il y a plus d’un an, et c’est toute la tension, les tensions, de cette exposition, nous avons été confrontés à un paradoxe :
• écrire un journal intime donc voir s’ouvrir une singularité, un espace privé.
• exposer ce journal donc donner à lire dans un espace public, des singularités.
• mais exposer ce journal avec d’autres journaux de préadolescents donc moins plonger dans des singularités que dans la multiplicité du réel sous saisies subjectives multiples.
Surmonter ce paradoxe a pour corollaire l’exigence de réussites dans une chaîne de confiance des élèves à l’enseignant, des parents aussi, confiance interinstitutionnelle entre collège et médiathèque.
Comment résoudre ce paradoxe ? Une intimité publique ne peut être que celle d’un groupe ; une intimité individuelle rendue publique n’est plus une intimité, mais un événement médiatique ou un fait divers ou de l’exhibitionnisme ou du narcissisme ou délation... mais justement l’intimité se perd. Or le regroupement de journaux intimes donne à lire un état social de la jeunesse andernosienne, une petite fresque de la relation au monde qu’entretiennent ces jeunes de septembre à décembre 1998 voire janvier 99.
La clé du paradoxe, enfin c’est 3 idées toutes simples qui tiennent du principe brechtien de la distanciation.
Première idée — Distanciation interne ou mise à distance de soi. Demander aux élèves de choisir des extraits de leur journal, ce sont des idées que vous pouvez lire, que vous allez entendre. Cette idée a plusieurs vertus :
Pragmatiquement, une participation active des jeunes au choix de l’équipe organisatrice de l’exposition, un choix du travail de scénario qui va vous être donné à voir, aux choix plastiques qui seront faits
Théoriquement, l’acte de relecture met l’élève en position de recherche de l’autre moi : Moyen de se reconnaître
Pédagogiquement, se rendre maître de son écrit, prendre conscience de la responsabilité personnelle qui accompagne tout acte d’écriture.
Littérairement, faire vivre ne serait-ce qu’un instant au plus grand nombre, le sentiment de la confiance en l’écriture. Car si le journal intime renvoie souvent au doute de soi, il signifie aussi la confiance en l’écriture du diariste.
Deuxième idée — Anonymer les textes pour que le travail d’exposition s’effectue. Pourquoi ? Parce que tenir un journal intime c’est comme le dit Alain Girard se réfugier dans le secret. L’anonymat c’est une manière de rappeler cette vérité première.
Troisième idée — Le travail plastique, cinématographique, d’écriture lors du découpage des scénarios du livre ou du film, sont autant de dispositifs qui mettent à distance l’acte de création.

Ainsi l’exposition peut devenir médiatrice, avoir la fonction d’un passeur en désignant une réalité sociale dans la singularité des actes. C’est penser que du social (écritures de groupe) se différenciera du singulier ou que, des singuliers itérés, regroupés naîtra du social. Le journal intime en milieu institutionnel (scolaire / médiatique) est donc autre chose qu’un journal intime même s’il en a tous les ingrédients. L’extraction (la suite d’extraits) est l’opération essentielle qui paradoxalement dans sa mise à distance donne pouvoir au diariste (au jeune écrivant), lui redonne la main dans une dimension sociale initiée finalement et contradictoirement par la demande même faite à 81 élèves d’écrire un journal intime sur plusieurs semaines... Le film vous en dira plus, place aux mots intimes.


Mercredi 14 avril 1999

Les 4° vus ce matin sont fort heureux de l’expo. Je leur rends les journaux intimes. Je suis heureux de le leur retourner, c’était un souci depuis janvier.
15h. entretien avec le journaliste de La Dépêche sur l’exposition. Demain je rends tous les journaux intimes aux 5°. Ce journal d’une exposition va donc se clore.
Je vais poursuivre la lecture de Girard, mais hors dessein de l’exposition.
Fin. 17h.

Document :
Journal Sud-Ouest, jeudi 15 avril 1999

EXPOSITION. Journaux intimes

Le vernissage de l’exposition : Les journaux intimes qui s’est déroulé à la médiathèque d’Andernos, le 13 avril, a présenté des extraits de journaux intimes des élèves du collège d’Andernos. Ces élèves ont écrit, sous l’impulsion de leur professeur de français, Philippe Geneste, un journal intime sur une période de plusieurs mois. Puis ils ont sélectionné des extraits de leur carnet et ont autorisé la médiathèque à les exploiter pour la réalisation de l’exposition.
Pour mettre en valeur et illustrer ces fragments de journaux intimes, un film d’une vingtaine de minutes a été réalisé, les replaçant, ainsi, dans un contexte proche de leur univers. Projeté le jour du vernissage, les élèves ont pu découvrir la mise en image de leur chronique.
En préservant l’anonymat de ces élèves, ce court-métrage met en scène leurs loisirs, leurs préoccupations, le collège, l’actualité... tout ce qui fait la vie des jeunes andernosiens.
Ce film a pu être réalisé grâce au soutien de la vidéothèque Bordeaux-Aquitaine. L’exposition présente un grand livre qui reconstitue, à partir de la totalité des extraits, le journal intime de tous les élèves.

Le public pourra découvrir cette exposition jusqu’au 30 avril.
Rappelons que la médiathèque est ouverte les mardis et jeudis de 15 heures à 19 heures ; les mercredis et vendredis, de 10 heures à 18 heures et les samedis de 10 heures à 17 heures.
Renseignements complémentaires au 05.56.03.93.93.