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	<title>Quiero &#233;ditions</title>
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	<description> Adresse postale : c/o Marginales - Les Billardes - 04300 Forcalquier. Adresse virtuelle : quiero.editions AT quiero.fr Diffusion-distribution en librairie Serendip-Livres &amp; Paon diffusion
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Inscription &#224; la lettre de diffusion des &#233;ditions Quiero</description>
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		<title>Quiero &#233;ditions</title>
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		<title>Quelques conseils de discipline
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		<dc:creator>Samuel
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		<dc:subject>J&#233;r&#233;my Beschon
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&lt;p&gt;Les spectateurs me demandent souvent lors des d&#233;bats qui suivent nos pi&#232;ces, comment r&#233;agissent les enfants et les adolescents durant les repr&#233;sentations scolaires. Si les r&#233;actions sont sans cesse diff&#233;rentes en fonction du lieu, du jeu du com&#233;dien et du public dans les th&#233;&#226;tres et institutions culturelles, il en est de m&#234;me avec le public scolaire. Il y a certains ressorts dramaturgiques, certains effets que l'on retrouve, mais chaque repr&#233;sentation est unique, de part la sp&#233;cificit&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://quiero.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Chroniques par J&#233;r&#233;my Beschon
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 <content:encoded>&lt;img src='https://quiero.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/visu_article-72e44.jpg?1774584775' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les spectateurs me demandent souvent lors des d&#233;bats qui suivent nos pi&#232;ces&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J&#233;r&#233;my Beschon est metteur en sc&#232;ne au sein du collectif Manifeste Rien &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, comment r&#233;agissent les enfants et les adolescents durant les repr&#233;sentations scolaires. Si les r&#233;actions sont sans cesse diff&#233;rentes en fonction du lieu, du jeu du com&#233;dien et du public dans les th&#233;&#226;tres et institutions culturelles, il en est de m&#234;me avec le public scolaire. Il y a certains ressorts dramaturgiques, certains effets que l'on retrouve, mais chaque repr&#233;sentation est unique, de part la sp&#233;cificit&#233; de l'art th&#233;&#226;tral et peut-&#234;tre aussi de part notre fonctionnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous tournons un r&#233;pertoire de plusieurs pi&#232;ces dans des lieux qui n'ont jamais les m&#234;mes caract&#232;res techniques, voire qui n'ont aucune infrastructure technique, et je cherche en tant qu'auteur metteur en sc&#232;ne, &#224; am&#233;liorer les partitions des com&#233;diens et des r&#233;gisseurs, donc celles-ci &#233;voluent sans cesse. La particularit&#233;, la difficult&#233;, avec le public scolaire, outre que le pi&#232;ce peut commencer par un pet tonitruant, ce ne sont pas les &#233;l&#232;ves mais certains professeurs. Ou pour le dire autrement, il y a une double difficult&#233;. Celle du public ; jouer pour des lyc&#233;ens, des primaires mais surtout pour des coll&#233;giens, reste une &#233;preuve du feu. Et tout particuli&#232;rement quand on joue au sein de l'&#233;tablissement scolaire. Une repr&#233;sentation qui n'est pas r&#233;ussie s'interrompt et parfois se termine. Quand j'&#233;tais moi-m&#234;me enfant et adolescent, j'ai d&#233;couvert lors des rares sorties scolaires les &#339;uvres de Shakespeare, Moli&#232;re, Musset, mais les com&#233;diens ont &#224; chaque fois interrompu la repr&#233;sentation pour nous demander le calme n&#233;cessaire au bon d&#233;roulement de leur travail. En g&#233;n&#233;ral sous le coup de la col&#232;re et de l'invective, ce qui accentuait le chaos dans le th&#233;&#226;tre pourtant parfaitement outill&#233; techniquement. Aujourd'hui les sorties culturelles et les interventions th&#233;&#226;trales en scolaire (pour touts-petits, puis sur les questions de citoyennet&#233; et de discriminations pour les enfants et adolescents) sont relativement fr&#233;quentes. Certains spectacles sont d'ailleurs enti&#232;rement cr&#233;&#233;s pour ce march&#233; qui suit les directives de l'Etat : la&#239;cit&#233;, homophobie, discriminations. Ce n' est pas le cas de notre r&#233;pertoire qui a &#233;t&#233; construit en amont de ce march&#233;, sans autres concessions que celles de nos choix esth&#233;tiques et moraux. Par exemple, des spectacles que des directeurs de th&#233;&#226;tre ou de MJC jugeaient trop complexes pour &#171; leur &#187; public adulte sont aujourd'hui jou&#233;s pour des enfants et des adolescents. Nos spectacles ne r&#233;pondent pas &#224; certaines normes que la profession th&#233;&#226;trale requiert souvent pour les scolaires et le jeune public, tel que ne pas d&#233;passer 35 minutes de spectacle, ne pas avoir de th&#233;matiques trop complexes et trop violentes. Car si nous croyons aux techniques, voire aux r&#232;gles, corporelles et narratives propres au th&#233;&#226;tre, nous ne croyons pas aux normes. Je touche tout de m&#234;me le bois de la table en &#233;crivant ces lignes ; nous avons jusqu'ici toujours fini nos repr&#233;sentations, bien que les r&#233;gisseurs et moi-m&#234;me avons souvent craint l'inverse jusqu'&#224; ce que la qualit&#233; et la finesse du ou des com&#233;diens nous prouvent le contraire. Double difficult&#233; donc, les &#233;l&#232;ves d'un c&#244;t&#233; mais certains professeurs de l'autre. Si nous luttons &#224; armes &#233;gales avec la jeunesse, nous pouvons vitre &#234;tre d&#233;sarm&#233;s par leurs encadrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de repr&#233;sentations de &#171; La Marseillaise en bref ! &#187;, une en matin&#233;e, l'autre l'apr&#232;s midi, dans un coll&#232;ge d'une ville moyenne du sud-est de la France, de nombreux comportements vinrent exemplifier le constat ici &#233;nonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le matin, les &#233;l&#232;ves &#233;taient particuli&#232;rement actifs, r&#233;pondant aux questions du com&#233;dien dans la premi&#232;re partie du spectacle qui utilise les techniques du stand-up &#224; savoir une tr&#232;s forte participation du public. Et cette participation fut consid&#233;r&#233;e par les professeurs comme du chahutage. L'un d'eux se leva, alors que c'&#233;tait la seule r&#233;action v&#233;ritablement inappropri&#233;e et turbulente, et se mit &#224; balayer la salle pour demander des &#171; chut &#187; aux &#233;l&#232;ves qui ne l'&#233;coutaient pas ; l'&#233;change d'information ne passait plus entre le professeur et l'&#233;l&#232;ve dans une relation hi&#233;rarchique, mais entre le com&#233;dien et le public dans une relation festive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le com&#233;dien sugg&#233;ra au public de siffler la Marseillaise &#8211; apr&#232;s l'avoir inform&#233; des 7500 &#8364; d'amende encourus pour cet &#171; outrage &#224; la Nation &#187; d'une part, mais surtout de l'autre, apr&#232;s avoir diff&#233;renci&#233; la r&#233;alit&#233; socio-historique (celles des matchs de foot professionnels des ann&#233;es 2000 o&#249; l'hymne fut siffl&#233; par le public des stades) et la th&#233;&#226;tralit&#233; de l'instant sur le mode carnavalesque (&#224; savoir un monde renvers&#233; o&#249; ce qui ne peut pas se dire se dit et ce qui ne peut pas se faire se r&#233;alise dans l'extravagance), quand le com&#233;dien donc se mit &#224; chanter et les &#233;l&#232;ves &#224; huer et siffler, malgr&#233; le r&#233;flexe de certains qui la chantonn&#232;rent, une autre professeure se leva &#224; son tour, rejoignit le premier au fond de la salle pour discuter du forfait, si bien que les deux professeurs ne virent pas l'encha&#238;nement th&#233;&#226;tral : le com&#233;dien demande d'arr&#234;ter de siffler car le jeu a assez dur&#233;, il va &#224; l'avant sc&#232;ne les mains dans le dos en demandant au public d'un air &#224; la fois dubitatif et inquisiteur &#171; alors &#231;a fait du bien ? &#187;, ce qui dans la traduction th&#233;&#226;trale (dont le langage additionne le texte, le ton, le mouvement et l'&#233;nergie) donne : &#171; alors vous &#234;tes fiers de vous ? parce qu'il n'y a pas de quoi ! &#187;. Langage th&#233;&#226;tral que les &#233;l&#232;ves ont tout de suite compris. &#192; part quelques tr&#232;s rares &#171; oui &#187; intempestifs, la salle enti&#232;re ne r&#233;pondit pas, prenant conscience du ph&#233;nom&#232;ne de groupe qui les avait entra&#238;n&#233;, de la manipulation de la mise en sc&#232;ne et donc de l'acte qu'ils venaient de commettre. Cet encha&#238;nement dramaturgique puise au th&#233;&#226;tre grotesque ; juxtaposer diff&#233;rents niveaux de perception et de langage, faire succ&#233;der les contraires, comme ici l'empathie et l'adh&#233;sion du public (le grand guignolesque), puis le questionner voire le juger (le r&#233;el et sa trag&#233;die). Le com&#233;dien utilisa donc ce ressort pour interroger le public et l'amener ailleurs. Ma conception de la mise en sc&#232;ne est semblable &#224; un train qu'il ne faut pas rater ; on doit user de tous les tempos, de tous les changements de ligne, de chaque wagon dissemblable pour amener le com&#233;dien et le public &#224; destination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et une des destinations du spectacle est de prendre conscience, dans le plaisir entrem&#234;l&#233; d'identification et de distanciation, de l'instrumentalisation des faits divers par certains &#233;ditorialistes et hommes politiques, des dangers qu'il y a &#224; surfer sur la vague m&#233;diatique quant aux questions d'immigration et d'identit&#233; nationale. Comme le com&#233;dien l'avait &#233;galement expos&#233; aux &#233;l&#232;ves, si certains sifflets lors des matchs de foot avaient attir&#233; les foudres m&#233;diatiques du scandale (France-Tunisie, France-Maroc, France-Alg&#233;rie), d'autres matchs o&#249; La Marseillaise avait &#233;t&#233; siffl&#233;e n'avaient pas entra&#238;n&#233; de scandale (Lorient-Bastia, France-Italie, France-Serbie). L'histoire coloniale, l'histoire de l'immigration et l'enjeu g&#233;o-politique p&#232;sent donc bien de tout leur poids mort sur l'actualit&#233;. Certains journalistes et hommes politiques avaient m&#234;me affirm&#233; lors du match France-Alg&#233;rie de 2001, que les sifflets &#233;taient le sympt&#244;me d'une g&#233;n&#233;ration qui ne s'int&#233;grerait jamais dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une des autres destinations du public est de prendre conscience du racisme structurel &#171; qui advient de mani&#232;re syst&#233;mique &#224; la fois &#224; l'&#233;chelle interpersonnelle et institutionnelle &lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La race tue deux fois, une histoire des crimes racistes en France (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#187;. Nous jouions alors en REP, donc dans les quartiers populaires qui bordent la bourgeoisie des centres villes. Certains professeurs et personnels de direction trouv&#232;rent que leurs &#233;l&#232;ves n'&#233;taient pas capables d'entendre un tel propos, bien que le vocabulaire propre aux sciences sociales ici cit&#233; ne soit pas utilis&#233; dans le spectacle mais directement mis en sc&#232;ne. Pour les professeurs, les &#233;l&#232;ves n'&#233;taient pas capables de comprendre car les professeurs eux-m&#234;me ne nous &#233;coutaient pas. Le public &#233;tait largement constitu&#233; d'enfants issus de l'immigration africaine et nord africaine. Donc les discours x&#233;nophobes et les discriminations que nous d&#233;noncions tout en les analysant &#233;taient en grande partie leur lot quotidien. Pour les encadrants nous risquions de les conforter dans une vision d'une radicalit&#233; suppos&#233;e musulmane, dans un repli sur eux m&#234;mes. Pourtant durant la deuxi&#232;me partie du spectacle qui relate les v&#234;pres marseillaises tel que l'a analys&#233; G&#233;rard Noiriel&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Immigration, antis&#233;mitisme et racisme en France de G&#233;rard Noiriel, &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, soit le pogrom de 1881 sur les italiens, &#224; Marseille, lors du retour victorieux de l'arm&#233;e fran&#231;aise contre l'Italie pour le protectorat de la Tunisie, durant cette sc&#232;ne donc, les &#233;l&#232;ves sont rest&#233;s &#224; l'&#233;coute, d'un calme imp&#233;rieux. On y apprend que l'hymne fran&#231;ais fut siffl&#233; par une poign&#233;e d'italiens, ce qui entra&#238;na la stigmatisation de toute la population italo-marseillaise ; la presse et les hommes politiques jug&#232;rent ces immigr&#233;s incapables de s'int&#233;grer, formant une nation dans la nation. Le com&#233;dien change alors de mode de jeu, passant du stand-up et du grand guignolesque &#224; une th&#233;&#226;tralit&#233; qui emprunte au conte, &#224; la comm&#233;dia dell'arte et &#224; la trag&#233;die. On entendait une mouche voler, mais l'on voyait aussi au fond de la salle le professeur (celui qui imposait en vain le silence pendant la premi&#232;re partie du spectacle) qui pianotait sur son t&#233;l&#233;phone. La luminescence &#233;tait terriblement g&#234;nante bien qu'il soit au fond de la salle pour les &#233;l&#232;ves des derniers rangs, pour le r&#233;gisseur et moi-m&#234;me, et il transgressait la seule r&#232;gle que j'avais &#233;dict&#233;e en pr&#233;ambule de la pi&#232;ce : pas de t&#233;l&#233;phone portable, preuve irr&#233;futable du manque de respect pour toutes et tous. Le professeur ne r&#233;pondait pas &#224; une urgence professionnelle ou personnelle puisqu'il resta la demi-heure restante du spectacle &#224; &#233;crire compulsivement des textos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle met encore en sc&#232;ne trois th&#233;matiques directement li&#233;es &#224; la premi&#232;re, celle de l'immigration et de la presse de masse, &#224; savoir : les dysfonctionnements de la justice d'hier et aujourd'hui ; les meurtres racistes par des policiers impunis des ann&#233;es 1980 &#224; nos jours ; et le sort des sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les dysfonctionnements de la justice de la fin du 19e si&#232;cle, nous apprenons que celle-ci, pourtant aveugle si l'on en croit l'all&#233;gorie pr&#233;sent&#233;e au public, a condamn&#233; lors des v&#234;pres marseillaises&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les luttes et les r&#234;ves. Une histoire populaire de la France de 1685 &#224; nos (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, &#224; savoir le pogrom sur les italiens de 1881, un seul homme &#224; de lourdes peines de bagne sur les 45 fran&#231;ais inculp&#233;s : un homme noir. Le professeur dissident du texto compulsif, nommons-le Monsieur X, a sans doute d&#233;test&#233; qu'un &#233;l&#232;ve noir donne la r&#233;ponse &#224; la question du com&#233;dien : &#171; &#224; votre avis quel est le seul fran&#231;ais condamn&#233; sur les 45 ? &#187;. Eh oui, &#171; elle est forte la justice avec ses yeux band&#233;s... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les dysfonctionnements de la justice contemporaine nous &#233;non&#231;ons avec la fausse nonchalance d'un mauvais refrain, les meurtres racistes impunis de policiers toujours en service ; de celui de Malik Oussekine, o&#249; le com&#233;dien avait 6 ans, &#224; celui de Nahel en 2023 ; une sc&#232;ne difficilement supportable et n&#233;cessaire, cr&#233;&#233;e &#224; la suite des &#233;meutes dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le sort des sans papiers, le spectacle se cl&#244;t sur les diff&#233;rents pays o&#249; ils meurent, dont la France, un pays o&#249; le droit du sol fut promulgu&#233; en 1889 dans la crainte av&#233;r&#233;e de la premi&#232;re guerre mondiale. Il fallait, entre autres, de la chair &#224; canon &#224; une &#233;poque o&#249; le nombre de soldats restait capital pour la victoire. Un droit du sol, suivi des premi&#232;res cartes de s&#233;jour, cr&#233;ant &#171; les &#233;trangers l&#233;gaux et les &#233;trangers ill&#233;gaux &#187;, ce que l'on nomme aujourd'hui les sans papiers.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Mais passons &#224; la repr&#233;sentation de l'apr&#232;s midi. Le proviseur et la directrice adjointe sans doute alert&#233;s par les textos de Monsieur X vinrent voir le spectacle. Les &#233;l&#232;ves &#233;taient beaucoup plus &#171; dissip&#233;s &#187; comme le dirait le corps enseignant. Un joyeux bordel dans notre jargon durant la premi&#232;re partie de stand-up qui nous fit craindre, le r&#233;gisseur et moi m&#234;me, l'arr&#234;t du spectacle. Mais le com&#233;dien, heureux d'avoir r&#233;ussi la premi&#232;re repr&#233;sentation, alors que jouer le matin est un cauchemar dans la profession et que sa &#171; loge &#187;, une salle voisine que nous avions pr&#233;par&#233;e la veille, avait &#233;t&#233; annex&#233;e sans qu'on nous pr&#233;vienne pour les inscriptions scolaires de l'ann&#233;e prochaine, le com&#233;dien donc, comme &#224; l'accoutum&#233; sur sc&#232;ne, &#233;tait en grande forme et r&#233;ussit, gr&#226;ce au miracle des dieux du th&#233;&#226;tre et au travail acharn&#233; que nous menons depuis des ann&#233;es ensemble, &#224; maintenir les jeunes fauves dans le cadre dramaturgique que nous avions pr&#233;vu. Bref, la deuxi&#232;me repr&#233;sentation se passe bien. Mais durant celle-ci, 10 ou 15 minutes minutes apr&#232;s son d&#233;but, le proviseur entre, en retard donc, sachant que je pr&#233;sente bri&#232;vement le spectacle et les r&#232;gles de non usage des t&#233;l&#233;phones portables, ce qui &#233;quivaut &#224; un retard de 20 &#224; 25 minutes pour lui. Il ouvre grand la porte du fond ; les rayons du soleil s'engouffrent dans l'obscurit&#233;, annulent les effets lumi&#232;res que nous pr&#233;parons depuis 2 jours, et surtout, d&#233;concentrent terriblement le public qui se retourne massivement vers le fond de la salle au lieu de suivre le com&#233;dien qui livre &#224; chaque r&#233;plique des informations de premier plan. Le com&#233;dien rallie de nouveau le public &#224; son propos par une nouvelle improvisation et poursuit. Mais l&#224; encore, que fait monsieur le proviseur ? Il sort son t&#233;l&#233;phone et pianote jusqu'aux applaudissements finaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il assiste &#224; la discussion que je m&#232;ne avec les &#233;l&#232;ves &#224; l'issue de la repr&#233;sentation, sous la pleine lumi&#232;re des n&#233;ons, sans user de son t&#233;l&#233;phone. Puis quand la salle se vide, il sort en premier et glisse &#224; notre r&#233;gisseur &#171; vous viendrez dans mon bureau, &#231;a ne va pas du tout. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s une heure de pause o&#249; notre &#233;quipe discute de la repr&#233;sentation, de l'&#233;change qui a suivi, rit et s'inqui&#232;te de la convocation du proviseur, la m&#233;diatrice et moi-m&#234;me rejoignons son bureau. Nos repr&#233;sentations scolaires sont le plus souvent pr&#233;c&#233;d&#233;es d'ateliers. La m&#233;diatrice prend 1 &#224; 2 heures par classe pour pr&#233;senter le th&#233;&#226;tre en g&#233;n&#233;ral (le plus grand nombre n' y &#233;tant jamais all&#233;) et la pi&#232;ce en particulier, &#224; savoir son esth&#233;tique et ses th&#233;matiques. Les classes moyennes et sup&#233;rieures (les abonn&#233;s) sont sans cesse pr&#233;par&#233;es sans en avoir forcement conscience, par les lancements de saisons, les plaquettes, la presse de masse et sp&#233;cialis&#233;e, les festivals...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bureau, le directeur nous apprend que Monsieur X est un ancien militaire. Ce dernier compte appeler ses coll&#232;gues de la DGSE et lui a demand&#233;, de son c&#244;t&#233;, de contacter l'acad&#233;mie pour rendre &#233;galement compte de notre travail. Il faudra toute l'intelligence, la douceur et la ruse de notre m&#233;diatrice pour que le directeur se calme enfin. Pour ma part, apr&#232;s avoir d&#233;fendu notre travail par la rationalit&#233; des sciences sociales que j'&#233;tudie et adapte depuis 20 ans, le pedigree de nos collaborations scientifiques et de nos financeurs publics, je fus vite &#224; bout de nerfs et &#224; cours d'argument. Le directeur me r&#233;pondait inlassablement : &#171; Bon d'accord, mais c'est de la propagande d'extr&#234;me gauche &#187;. Pourtant au fur et &#224; mesure de la discussion tenue et apais&#233;e par la m&#233;diatrice, le visage du directeur se d&#233;crispa et son ton s'adoucit. Voyant que l'homme faisait un pas vers nous, je d&#233;cidai d'en faire un vers lui. Puisqu'il pensait que les &#233;l&#232;ves n'avaient rien compris ou mal compris la pi&#232;ce, je lui proposai un atelier de 1 H par classe &#224; nos frais. Nos repr&#233;sentations peuvent &#233;galement &#234;tre suivies d'ateliers retour pour d&#233;briefer la pi&#232;ce et poursuivre la r&#233;flexion. Mais le coll&#232;ge lors du contrat ne l'avait pas jug&#233; n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois sorti du bureau, la r&#233;union improvis&#233;e enfin termin&#233;e, je remercie la m&#233;diatrice pour sa patience, son talent d'oratrice, et pour avoir accept&#233;, au pied lev&#233;, un atelier retour avec des professeur.e.s qui vont l'attendre au tournant. Je regagne la salle de repr&#233;sentation pour finir le d&#233;montage et le rangement du mat&#233;riel lumi&#232;re. Notre r&#233;gisseur avait d&#233;j&#224; eu le temps d'amener le com&#233;dien &#224; la gare voisine, et avait quasiment fini le travail, l'entretien avec le directeur ayant dur&#233; pr&#234;t de 2 heures. Puis je vais chercher le v&#233;hicule, op&#233;ration assez longue et complexe en coll&#232;ge, nous chargeons le mat&#233;riel et quand je retourne dans les couloirs d&#233;serts pour demander de nouveau &#224; l'accueil qu'on nous ouvre les portails n&#233;cessaires &#224; notre sortie, je vois par la porte entreb&#226;ill&#233;e du directeur, ce dernier, vivement discuter avec Monsieur X. J'imagine qu'il essayait de le convaincre de ne pas appeler ses coll&#232;gues de la DGSE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des ateliers qui ont suivi, la m&#233;diatrice confirma comme nous le pensions d&#233;j&#224;, que les &#233;l&#232;ves avaient bel et bien compris notre pi&#232;ce. Les &#233;l&#232;ves d'ailleurs l'ont aid&#233;e &#224; ne pas s'attirer les foudres de Monsieur X et d'autres professeur.e.s. Les &#233;l&#232;ves savaient que notre propos, bel et bien en phase avec leur r&#233;alit&#233;, ne pouvait &#234;tre compris par la majorit&#233; des professeurs, qui comme &#224; l'accoutum&#233; ne les &#233;coutaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;
&lt;center&gt;* *&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Un autre &#233;v&#232;nement &#224; la fois similaire et dissemblable, &#233;tait arriv&#233; un mois auparavant, en B&#233;arn, o&#249; nous jouions &#171; Homo &#231;a coince... &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pi&#232;ce &#233;crite avec la collaboration de Laurent Gaissad, auteur de Hommes en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; dans un lyc&#233;e g&#233;n&#233;ral. Un spectacle sur l'homophobie, que nous avons trait&#233; par l'&#233;tude des diff&#233;rentes sexualit&#233;s, de leur porosit&#233;, des identit&#233;s de genre et de la question r&#233;volutionnaire des luttes LGBT. Il est vrai que le spectacle peut &#234;tre choquant, ce n'est jamais le but mais j'essaie toujours de transmettre la stup&#233;faction que j'ai eue lors de mes propres exp&#233;riences, de mes lectures et de mes &#233;tudes pr&#233;paratrices. Stup&#233;faction qui vient souvent paradoxalement rejoindre une intuition, une &#233;motion qui m'a guid&#233; vers le sujet de la pi&#232;ce. Nous jouions &#233;galement le matin et l'apr&#232;s midi. Pendant la repr&#233;sentation du matin, une professeure au dernier rang, apr&#232;s avoir remu&#233; 20 minutes sur son si&#232;ge comme assise sur un nid de fourmis rouges, finit par sortir, manifestement ulc&#233;r&#233;e. Ouverture brutale de la porte, engouffrement du jour, d&#233;concentration de la salle. Dans sa col&#232;re et son d&#233;go&#251;t, la professeure oublia son sac &#224; main. Donc 20 minutes apr&#232;s, rebelote et claquement de porte intempestif. Celle-ci revint encore, lors du d&#233;bat &#224; l'issue de la repr&#233;sentation pour intervenir alors qu'elle n'avait vu que le premier tiers du spectacle. La pi&#232;ce selon elle, &#233;tait vulgaire, obsc&#232;ne et d&#233;nu&#233;e de toute po&#233;sie. Je r&#233;pondis que si je respectais son avis, et sans se comparer au g&#233;nie des ma&#238;tres anciens, la po&#233;sie fran&#231;aise de Villon &#224; Rimbaud &#233;tait riche d'outrances bien pires que notre proposition et citai L&#233;o Ferr&#233; : &#171; ce n'est pas le rince-doigt qui fait les mains propres &#187;. Puis j'essayais de recentrer le d&#233;bat sur l'homophobie pour ne pas monopoliser la parole sur nos diff&#233;rents en po&#233;sie, mais la professeure reprit la parole. Selon elle, notre pi&#232;ce &#233;tait dangereuse car elle ne pouvait que choquer gravement les &#233;l&#232;ves. Leurs structures mentales &#233;taient en construction et notre propos ne pouvait que les d&#233;structurer, les traumatiser, voire les an&#233;antir. Outre son manque de respect durant la pi&#232;ce, car elle aurait pu au moins sortir la deuxi&#232;me fois sans claquer la porte, elle affirma vertement un jugement sans appel sur une &#339;uvre dont elle n'avait vu que le d&#233;but, et influen&#231;a en partie le d&#233;bat de l'apr&#232;s midi. Comme si le pire, m&#234;me anecdotique, devait infuser et se transmettre dans les esprits pour alt&#233;rer un continuum de travail exigeant et d'&#233;changes fructueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; du manque de respect envers nous et donc indirectement envers leurs &#233;l&#232;ves, la diff&#233;rence entre l'exp&#233;rience b&#233;arnaise de &#171; Homo &#231;a coince... &#187; o&#249; une seule professeure s'offusqua de la perversit&#233; de notre pratique artistique, et celle de &#171; La Marseillaise en bref ! &#187; dans une ville du sud-est o&#249; tous les professeurs pr&#233;sents nous ont &#233;t&#233; hostiles, tient en partie, &#224; notre sens, &#224; l'irruption massive et brutale du num&#233;rique, comme l'atteste notamment l'outil pro-note. L'information et la pr&#233;sentation d'une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre dans l'&#233;tablissement ne passent plus par une r&#233;union en t&#234;te &#224; t&#234;te, mais par un mail. Un mail, m&#234;me envoy&#233; &#224; plusieurs reprises, ne suffit pas &#224; informer. Et bien en amont de notre venue, la d&#233;mat&#233;rialisation avait d&#233;j&#224; d&#233;sorganis&#233; le travail car la pi&#232;ce avait &#233;t&#233; choisie sur un portail num&#233;rique. Les &#233;tablissements ayant l'injonction de faire appel &#224; des intervenants ext&#233;rieurs, il s'agit juste de cocher une des cases : la&#239;cit&#233;, homophobie, discriminations.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'inverse de cette d&#233;marche largement r&#233;pandue et en quelque sorte impos&#233;e par le minist&#232;re de l'&#233;ducation, la proviseure b&#233;arnaise avait vu une repr&#233;sentation de &#171; la Domination masculine &#187;, adapt&#233;e du livre de Pierre Bourdieu, dans une m&#233;diath&#232;que et nous avait par la suite contact&#233;s et invit&#233;s avec &#171; Homo &#231;a coince... &#187;. Celle-ci connaissait notre esth&#233;tique et consid&#233;rait, comme nous-m&#234;mes, que la lutte contre l'homophobie allait de pair avec une lutte contre le patriarcat et les structures de domination. Elle savait, sans l'avoir vue, que notre pi&#232;ce articulerait la question des identit&#233;s de genre et des transformations sociales, et avait inform&#233; ses coll&#232;gues de la port&#233;e festive et r&#233;volutionnaire de notre propos. &lt;br class='autobr' /&gt;
Inversement toujours, l'exp&#233;rience de &#171; la Marseillaise en bref ! &#187; dans une ville de l'autre c&#244;t&#233; du Sud, montre que les professeurs n'avaient quasiment aucune id&#233;e de ce qu'ils allaient voir avec leurs &#233;l&#232;ves. Nombre de professeurs, qui suivent d'ailleurs des formations sur la la&#239;cit&#233; que nous consid&#233;rons comme d&#233;voy&#233;es et excluantes, pensent que la pi&#232;ce ou l'animation viendra naturellement s'inscrire dans les sillons sans surprises des enseignements d'une R&#233;publique une et indivisible. Notre th&#233;&#226;tre, lui, s'efforce de mettre en avant les conflits, les divisions, les d&#233;terminismes sociaux dans l'utopie de mieux les comprendre, de les voir &#224; la lumi&#232;re rationnelle de l'histoire ancienne et r&#233;cente et non dans l'aveuglement d'une actualit&#233; matraqu&#233;e par les m&#233;dias de masse et les r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; du manque manifeste de respect ici rapport&#233;, il ne s'agit pas d'une diatribe contre l'ensemble du corps enseignant - d'autant que c'est gr&#226;ce &#224; la demande de certaines professeures, &#224; leur engagement et &#224; leur opini&#226;tret&#233;, que nous avons pu faire vivre nos pi&#232;ces en jouant directement au sein d'&#233;tablissements scolaires il y a plus de 10 ans de cela -, mais plut&#244;t d'un d&#233;sir de partager un th&#233;&#226;tre qui se joue hors des th&#233;&#226;tres. Et nous sommes forc&#233;s de constater, au prisme de notre exp&#233;rience particuli&#232;re, que la diabolisation de toute analyse critique se g&#233;n&#233;ralise ; que l'&#233;tau de l'auto-censure se resserre ; que la perte d'attention, la radicalisation, la fascisation, sont bien pr&#233;sentes dans les cours d'&#233;coles, mais pas forc&#233;ment l&#224; o&#249; on les attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;r&#233;my Beschon, septembre 2024 &lt;br class='autobr' /&gt;
Visuel : Olivier Boudrand dans la pi&#232;ce &#171; Homo &#231;a coince &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Marseillaise en bref ! &#187; et &#171; Homo &#231;a coince... &#187; sont produites par la collectif Manifeste Rien, interpr&#233;t&#233;es par Olivier Boudrand et mises en lumi&#232;re par Jean-Louis Floro. Merci &#224; Pauline Bernard pour relecture de cet article et pour la qualit&#233; de ses m&#233;diations.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J&#233;r&#233;my Beschon est metteur en sc&#232;ne au sein du collectif Manifeste Rien &#224; Marseille. &lt;a href=&#034;https://manifesterien.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;https://manifesterien.com&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;La race tue deux fois, une histoire des crimes racistes en France (1970-2000)&lt;/i&gt; de Rachida Brahim, &#233;ditions Syllepse, 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Immigration, antis&#233;mitisme et racisme en France&lt;/i&gt; de G&#233;rard Noiriel, &#233;ditions Fayard, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les luttes et les r&#234;ves. Une histoire populaire de la France de 1685 &#224; nos jours&lt;/i&gt; &#187; de Michelle Zancarini-Fournel, &#233;ditions La D&#233;couverte, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pi&#232;ce &#233;crite avec la collaboration de Laurent Gaissad, auteur de &lt;i&gt;Hommes en chasse, Chroniques territoriales d'une sexualit&#233; secr&#232;te&lt;/i&gt;, &#233;ditions Presses universitaires de Paris Nanterre, 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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